La sélection 2010 – 2011 intègre des œuvres de plasticiens, de céramicistes, de designers, de bijoutiers et de créateurs de textile dont plusieurs ont participé à l’exposition « Ultra Dentelles ! » organisé à Paris en 2010 par le groupement professionnel « Ateliers d’Art de France ».
Par ailleurs, plusieurs projets des étudiants ayant participé à la quatrième édition du concours « Détournements de dentelles », organisé par la Fédération Française des Dentelles et Broderies, seront présentés.
Une place singulière est faite à l’artiste Jacques Declercq avec la conception d’une installation à partir de ses œuvres de papier ajouré et découpé, ses "dentelles de papier".
Armel BARRAUD : Après avoir appris la technique de la dentelle aux fuseaux à Vila do Conde, au Portugal, Armel renouvelle le genre en utilisant des fils en métal qui dessinent des personnages, animaux ou végétaux poétiques, évoluant dans un réseau de mailles très aérées. www.armelbarraud.com
Emmanuelle BERNAT : « Coupez un chou rouge en deux. Voyez comme le contraste des couleurs fait apparaître un réseau de lignes en pleins et déliés. Comment transformer le motif décoratif en élément porteur ? Ainsi je m’inspire librement de ces circonvolutions pour créer des objets entre sculpture et objet de décoration d’intérieur allant de la table basse aux appliques murales en passant par des décors de table ou des tabourets… » www.emmane.com
Sara BRAN : Bijoutier designer, Sara crée des pièces uniques en or ou argent, ajourées manuellement selon la technique du repercé. En résidence au Musée National des Arts Décoratifs de Lisbonne depuis début 2009, elle y étudie et inventorie les collections de dentelles manuelles, pour identifier les motifs qui seront ensuite « interprétés »sur argent ou sur or. Ce projet s’intéresse aussi désormais aux collections françaises, et notamment aux dentelles mécaniques de la Cité internationale de la dentelle et de la mode de Calais. www.sarabran.fr
Lise CRETIAUX : « Broderie métallique » : de fines plaques d’aluminium insérées dans du tulle (Potencier Broderies) pour créer un motif et un aspect inspirés de l’univers de l’armure, renvoyant à une certaine « puissance féminine ». 2e prix mode / textile du 4e concours « détournement de matières 2010 : interprétations de dentelles et broderies pour de nouvelles applications », organisé par la Fédération française des dentelles et broderies.
Maria DANIELOVA : Elle est la digne héritière des artistes tchèques qui, à partir des années 1930, ont œuvré, seuls en Europe, au renouveau de la dentelle à la main par la recherche de la modernité aussi bien dans l’emploi des matières, des couleurs, des formats, de volumes que de la technique elle-même.
Jacques DECLERCQ : « Graveur, j’ai longtemps travaillé métaphoriquement sur le papier que je fabriquais. Il était sol, plage, fait de strates … prompt à s’émouvoir et à garder les traces profondes de mes actions pesantes qui allaient dans le sens horizontal des parcours terrestres et témoignaient à l’heure du virtuel du besoin sensuel de toucher. Le temps m’a conduit à produire encore la matière papier et à coucher des feuilles légères, diaphanes… prêtes à livrer toutes les nuances de leur texture à la lumière et à se laisser dresser suspendues à la verticale… J’y ouvre des fenêtres comme autant de passages dans la matière qui incarne l’impalpable et donne mille figures à l’invisible pour apparaître ».
Iris DELVALLE : « Trumps » : un claustra évolutif réalisé à partir d’un coupon de dentelle Leavers (Solstiss) et des triangles de plexiglas blanc qui peuvent être positionnés à volonté. Œuvre présentée lors du 4e concours « détournement de matières 2010 : interprétations de dentelles et broderies pour de nouvelles applications », organisé par la Fédération française des dentelles et broderies.
Nathalie DEROUET : « Elle travaille à la main et selon une technique ancestrale, elle crée et fabrique des pièces uniques … issus de l’imagination et du savoir-faire de dentelliers et résolument contemporaines. Leurs lignes sobres et fines rappellent celles de la céramique chinoise ou japonaise, pays où élégance et raffinement des objets usuels réunissent modernité et tradition. » Texte extrait du livret d’une exposition collective « Nathalie Dérouet – Annick Lécuyer – Maïté Tanguy » au Centre des Arts André Malraux à Douarnenez du 17 octobre au 13 décembre 2009. www.nathaliederouet.com
Belinda DURRANT : « Afin d’assouvir le désir d’être désirable, la femme se déguise en transformant sa silhouette. Dans ce processus, le vêtement, comme outil de changement, devient une métaphore de la femme elle-même. Malgré l’inconfort d’un objet de constriction, la perfection décorative du corset reflet en quelque sorte la beauté sécrète du porteur. Il fait envie, attire et promet la réalisation des désirs du cœur. A travers ces étranges pouvoirs de persuasion, le vêtement devient lui-même l’objet de désir. » www.belindadurrant.co.uk
FELICITE L. : « J’ai toujours eu une affection particulière pour l’objet que j’ai naturellement choisi comme moteur de création. J’utilise toute sorte de fils métalliques ainsi que les fils plastifiés multicolores. À partir de ces matériaux filiformes et anodins, je fabrique une armature sur laquelle je tisse, je brode jusqu’à remplir le moindre espace de ce canevas imaginaire et obtenir un volume rigide et une matière plus ou moins lisse où se mêlent des jeux de transparences et d’ombres portées. Chacune de mes créations est une pièce unique. » www.felicite-l.com
Tzuri GUETA : Tzuri Gueta, designeur textile, travaille les textiles, les accessoires et les matériaux en les déplaçant de leur réalité. En effet, les tissus forment une image différente de loin et se transforment de près. Il s’inspire de la nature, en utilisant de nouvelles technologies qu’il initie. Son travail est très structuré, avec un aspect végétal sauvage : une alliance entre la tradition et la nouveauté. www.tzurigueta.com
Pauline HUARD : « V-Lover » : Ma démarche, détournement humoristique, était de faire d’un objet trivial (le gilet de sécurité), un accessoire de mode. Ce vêtement révèle les Dandy contemporains. Parés de leur dentelle Leavers (Sophie Hallette) réfléchissante, ils ne manquent pas d’être vus afin d’éviter un accident, mais aussi d’être remarqués pour leur élégance, leur finesse et leur raffinement. Un vêtement pour se révéler et se distinguer. » Œuvre présentée lors du 4e concours « détournement de matières 2010 : interprétations de dentelles et broderies pour de nouvelles applications », organisé par la Fédération française des dentelles et broderies.
Katell JULLION : « Macrolimbe », en voile de feutre, est issue de ma fascination pour la structure des feuilles : leur texture, modelé, le dessin symétrique ou asymétrique des nervures, les taches et accidents du limbe et même sa disparition …. »
Anna LARVOR : « Wicked Board » : « Synonyme de raffinement et de fragilité, la dentelle Leavers (Solstiss) se confronte aux déferlements des vagues et cherche à apprivoiser la mer. Emprisonnée dans de la résine, elle revisite le design des planches de surf, exploitant une autre facette des sports de glisse. Réalisation en collaboration avec Wicked Boards ». 1er prix design du 4e concours « détournement de matières 2010 : interprétations de dentelles et broderies pour de nouvelles applications », organisé par la Fédération française des dentelles et broderies.
Françoise LEGRAND : « J’aime utiliser le fil métallique pour donner du volume ou une forme. Ici, le tissage espacé donne un côté aérien, les couleurs rappellent ceux des oiseaux exotiques. »
Bernard MAUFFRET : Les meubles de Bernard Mauffret, au style épuré, se situent à la croisée des univers du bois et de l’architecture. Il ouvre L’Atélier du Meuble Contemporain en 1993 afin d’accompagner des projets des architectes et designers dans le domaine de la création du mobilier. www.meublecontemporain.com
Françoise MICOUD : « Mon travail a très souvent pour sujet la nature, mais une nature revisitée, réinterprétée à travers la dentelle aux fuseaux. C’est uniquement à travers cette technique que je peux créer, recréer cette nature. J’aime ce décalage entre la fragilité de la dentelle et ce monstre de fonte (le métier à dentelle Levers) qui l’écrase pour lui permettre de poursuivre sa vie plus loin, différemment. » www.françoise-micoud.com
Anaïs MOUSSARD : « Dentelle dans les flaques » : « Cette chaussure allie l’archétype de la botte de pluie et la dentelle Leavers (Sophie Hallette). La transparence permet d’obtenir une "botte de dentelle" qui met en valeur les motifs de celle-ci, tout en permettant de voir ce qui se trouve à l’intérieur de la botte, suggérant ainsi des jeux de couleurs possibles en fonction des vêtements portés. » 1er prix mode / textile du 4e concours « détournement de matières 2010 : interprétations de dentelles et broderies pour de nouvelles applications », organisé par la Fédération française des dentelles et broderies.
Pascal OUDET : « J’aime beaucoup l’effet que le soleil, la pluie et le gel ont sur les matériaux naturels. Tous ces éléments révèlent et mettent en valeur la structure profonde des matériaux, et c’est une grande source d’inspiration pour moi. Créer avec du bois me permet de combiner ces impressions visuelles et tactiles avec un matériau naturel et chaleureux ». www.lavieenbois.com
Sandrine PINCEMAILLE : Ayant effectué une formation de licier, Sandrine privilégie les matériaux inusités : sacs plastiques, colles ou papiers d’emballage. Pour nous, elle a crée un grand panneau mural en colle séchée, une dentelle translucide empreinte de poésie. Pagesperso-orange.fr/sandrine.pincemaille
Hélène SEMPERE : « Délicat’attitude », une chaise de récupération associant de la dentelle Leavers (Jean Bracq) découpée en bandes, tissée en trame, avec des fils de polyester enduits de PVC pour apporter une solidité à l’assise tout en conservant finesse et souplesse. 2e prix design du 4e concours « détournement de matières 2010 : interprétations de dentelles et broderies pour de nouvelles applications », organisé par la Fédération française des dentelles et broderies.
Aude TAHON : « L’emploi du fil noué d’après la technique traditionnelle coréenne dite « maedup » me permet de jouer de l’ombre et de la lumière, des surfaces planes et des profondeurs, des vides et des pleins, révélant ainsi l’architecture essentielle de l’objet textile, lui donnant un caractère flottant, translucide, aérien ». www.audetahon.typepad.com
Joep VERHOEVEN pour DEMAKERSVAN : « Lace Fence associe l’art de la dentelle à la main avec les barrières industrielles. En utilisant des motifs traditionnels et des techniques de création contemporaine, la barrière « Lace Fence » démontre qu’un objet à l’origine purement fonctionnel peut devenir aussi décoratif. En 2007, la société Scandie a édité ce motif en papier peint ». www.demakersvan.com









